Le Pakistan est de nouveau frappé par des inondations massives. Conséquence d'une mousson estivale d'une violence inédite qui a déjà fait plus de 400 morts en une semaine. Les pluies torrentielles et soudaines, particulièrement dévastatrices dans le nord du pays, ont transformé des régions entières en un "scénario apocalyptique", selon le témoignage des survivants.
Un bilan humain et matériel effroyable
Dans le district de Buner, l'une des zones les plus touchées, plus de 200 personnes ont perdu la vie. Les crues subites, les effondrements de maisons, les électrocutions et les impacts de la foudre sont les principales causes de décès. Les images rapportées par les médias montrent des cours d'eau déchaînés emportant tout sur leur passage, des quartiers entiers submergés par la boue et des infrastructures, notamment des ponts et des routes, gravement endommagées ou détruites. Un hélicoptère de secours s'est même écrasé, tuant ses cinq passagers.
Une vulnérabilité face au changement climatique
Le Pakistan, l'un des pays les plus vulnérables aux effets du changement climatique, subit régulièrement des phénomènes extrêmes. Après une mousson record en 2022 qui avait affecté un tiers du pays, la saison des pluies de cette année s'avère tout aussi mortelle. Les scientifiques soulignent que le réchauffement climatique amplifie l'intensité de ces événements météorologiques.
Une crise humanitaire en pleine expansion
Au-delà des pertes en vies humaines, les conséquences pour les populations sont dramatiques. Des dizaines de milliers de personnes ont tout perdu et se retrouvent sans abri. Les eaux stagnantes et contaminées sont un terrain propice à la propagation des maladies, et l'UNICEF alerte sur l'état de malnutrition aiguë sévère qui touche des milliers d'enfants. Les habitants, dont les enfants, sont terrorisés par la situation et réclament de l'eau potable en urgence.
Les opérations de secours se poursuivent malgré les pluies qui continuent de s'abattre sur la région, entravant le travail des équipes de sauvetage et compliquant l'accès aux zones sinistrées. Les autorités pakistanaises, appuyées par l'aide humanitaire internationale, s'efforcent de secourir les disparus et d'apporter une assistance vitale aux victimes.
