21 août 2025, la bande de Gaza est le théâtre d'une intensification alarmante des opérations militaires, avec des troupes israéliennes resserrant leur étau sur la ville de Gaza, au nord du territoire. Cette offensive, qualifiée d'"intolérable" par la Croix-Rouge, soulève de vives préoccupations humanitaires et internationales.
Une escalade des tensions
L'armée israélienne a annoncé, ces derniers jours, le rappel de 60 000 réservistes. Cette mobilisation massive prépare une offensive d'envergure dans les zones les plus densément peuplées de Gaza, notamment dans les quartiers de Gaza-Ville. Cette action intervient alors que les négociations pour une trêve semblent avancer. Le 15 août, le Hamas avait accepté un plan de cessez-le-feu de 60 jours, proposé par l'Égypte et le Qatar. Cet accord prévoyait un retrait partiel des forces israéliennes, une augmentation de l'aide humanitaire, ainsi que la libération de 10 otages vivants et de 18 corps de disparus en échange de 1 700 prisonniers palestiniens.
Cependant, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a réitéré son engagement à poursuivre la guerre jusqu'à la "destruction du Hamas", malgré les pressions internes et internationales.
La crise humanitaire s'aggrave
La situation humanitaire à Gaza est qualifiée de "catastrophique" par les agences des Nations Unies. Le 19 août, le Bureau des droits de l'homme de l'ONU a déploré que le manque de vivres soit si aigu qu'il risque de provoquer une famine généralisée. Des rapports font état de décès liés à la malnutrition, particulièrement chez les enfants.
L'accès à l'aide est quasi inexistant en raison des restrictions israéliennes et des affrontements en cours. La distribution de nourriture et de médicaments est entravée, et la population de Gaza est confrontée à une crise sanitaire majeure. L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a signalé que la plupart des hôpitaux sont hors d'usage, et ceux qui fonctionnent le font avec de graves pénuries de personnel et de fournitures.
Les réactions internationales et internes
L'escalade des violences a suscité de vives condamnations à l'étranger. Le 20 août, la Croix-Rouge a fermement dénoncé les opérations à Gaza-Ville, insistant sur la nécessité de protéger les civils. Le Royaume-Uni a également exprimé son inquiétude face à la poursuite de la construction de colonies en Cisjordanie.
En Israël, les divisions se creusent. Le 17 août, des dizaines de milliers de manifestants sont descendus dans les rues, appelant à un cessez-le-feu immédiat et à un accord pour la libération des otages. Cependant, le gouvernement de Benjamin Netanyahu reste inflexible sur ses objectifs de guerre, créant un fossé avec une partie de la population israélienne.
